Jeudi 24 avril 2008 4 24 /04 /Avr /2008 18:46

Le Comité des Ecoliers Francophones soutient la campagne de la FEF, principal syndicat des étudiants des hautes-écoles et des universités, et signe la charte ResPact.


En 1983, la Belgique a ratifié le Pacte de l’ONU de 1966 relatif aux droits économiques sociaux et culturels (Pacte dit « de New York »). Celui-ci stipule en son article 13 : « L’enseignement supérieur doit être rendu accessible à tous en pleine égalité […] notamment par l’instauration progressive de la gratuité ».

Pourtant, depuis plusieurs années, nous constatons en Belgique, comme ailleurs en Europe, que notre système d’enseignement supérieur est loin de se démocratiser. Plusieurs obstacles d’ordre socio-économique, qui viennent s’ajouter à un enseignement secondaire inégalitaire, empêchent de nombreux jeunes d’entamer ou de terminer des études supérieures.

Le coût des études ne se limite pas aux montants des droits d'inscription et aux supports de cours puisque de nombreux frais, dont le logement, le transport et les activités culturelles, sont inhérents à la condition d’étudiant. En dehors de ces frais liés aux études, il faut ajouter les dépenses obligatoires de soins de santé, nourriture ou autres auxquels chacun doit faire face.

Or, si l’on regarde la situation en Belgique, le constat fait n’est pas celui de la gratuité ou de la quasi-gratuité de l’enseignement supérieur. Ceci est problématique dans la mesure où les étudiants ne disposent pas de revenus puisqu’en général, ils ne travaillent pas vu le temps qu’étudier prend. C’est donc le plus souvent sur leurs familles que l’on répercute ce coût si elles en ont les moyens.

Dans le contexte économique actuel, caractérisé par une baisse du pouvoir d’achat, le coût des études pèse de plus en plus lourd pour un bon nombre d’étudiants et/ou de familles.

Par ailleurs, nous nous inquiétons que la Belgique se plie et développe, elle aussi, une politique aboutissant à une augmentation du coût des études pour suivre certains systèmes d’enseignement d’Europe. Sous des pressions internationales, issues notamment du processus de Bologne, de la stratégie de Lisbonne ou de la vision de l’OCDE, l’enseignement se voit également menacer dans sa qualité même de service public. Ceci représente, à terme, le risque de voir notre enseignement se transformer entièrement en un marché où un produit de bonne qualité doit forcément être un produit cher.

Nous, fédérations d’étudiants, syndicats, associations, collectifs, organisations politiques, mouvements et organisations de jeunesse sommes attachés au principe de la démocratisation de l’enseignement et à celui d’enseignement de qualité. Nous exigeons ainsi que des mesures et des engagements politiques soient pris:

pour faire respecter effectivement l'article 13 du Pacte de New York,

et donc pour faire diminuer les coûts directs et les coûts indirects liés aux études.


En adhérant à cette plateforme, nous nous engageons à créer un large mouvement pour la réduction du coût des études notamment en interpellant l’opinion publique ainsi que le monde politique par des actions locales, régionales, nationales et/ou européenn.

Par Benjamin - Publié dans : CEF
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 1 mars 2008 6 01 /03 /Mars /2008 13:20

Depuis 2 ans, des sans-papiers vivent dans l’église de la paroisse « Curé d’Ars ». Du 1er janvier au 19 février 2008, d'autres sans-papiers de la rue royale à Bruxelles ont fait une sévère grève de la faim. Pour toutes ces personnes nous demandons au gouvernement belge, nous le CEF, Comité des Ecoliers Francophones de Belgique, une régularisation permanente, selon des critères clairs, sous l’égide d’une commission indépendante de régularisation. Qu'ils aient droit à pouvoir travailler, ne pas être à charge des CPAS, participer à la société belge, avoir une famille, élever des enfants. A nous tous, au nom des droits humains, d'aider ces hommes, femmes et enfants pour qu'ils soient régularisés et qu'ils puissent vivre, alors, normalement et dignement.

Adresse de la pétition:  http://www.lapetition.be/en-ligne/solidarite-avec-les-sans-papiers-1852.html

Par Benjamin - Publié dans : Sans papiers
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 1 mars 2008 6 01 /03 /Mars /2008 12:55

Dans le cadre de la campagne du CEF en solidarité avec les sans papiers, nous avonc été rendre visite aux sans papiers qui sont en grêve de la faim à la Rue Royale.Là ce sont plus de 160 personnes qui cohabitent avec difficulté mais solidarité. Depuis maintenant plus de 40 jours ils suivent une grêve de la faim pour que leur demandes soient simplement prisent en compte.

La première impression quand on entre dans le batiment est le froid. Car dehors il faisait frois et on aurait pue s'attendre à un changement de température en entrant mais non ! A l'intérieur aussi il fait froid. Nous sommes accompagné par Riet qui suis le mouvment depuis le début et qui nous servira de guide. Nous rencontrons .... qui est l'un des responsables des sans papiers. Il nous explique que l'un des problèmes est le manque d'eau potable. Il nous montre les bouteilles qu'ils viennent de recevoir après avoir quémander auprès des syndicats. Nous montons au premier étage et rencontrons 3 femmes et duax enfant vivant dans une petite pièce . Laetitia, ... et .... . Laetitia a un parcours incroyable mais hélas commun pour bcp de sans papiers: fuite de son pays , l'Equateur, arrivée en Italie avec la naissance d' un premier enfant reconnu par son père puis un départ pour la Belgique et la naissance d'un deuxième enfant qui sera lui...apatride car né en Belgique mais ayant 2 parents sans papiers, il n'a aucune nationalité donc également aucun droit !! malalde depuis plusieurs semaines, il ne peut recevoir aucun soin médical. Nous promettons de revenir et de ramener ce qu'il leur manque: principalement pour les enfants, de la nourriture, quelques couvertures. Car il, n'y a bien sur aucun chauffage et les coupures d'électricité sont fréquentes.

Nous allons ensuite dans une autre chambre où se trouvent 6 femmes kurdes qui observent une grêve de la faim totale. Ici aussi les histoires se ressemblent: la fuite d'un pays en guerre et dans la misère suivid' une vie de semi clandestinité en Belgique tout en travaillant et élevant des enfants . L'état de la plus vieille d'entre elles nous a particulierement choqué: une vieille dame prète à aller jusqu'au pire pour ses droits et ceux de tout les sans papiers.

Nous montons ensuite voir les hommes kurdes qui se trouvent à une trentaine dans une pièce bien trop petite pour eux. Quarante jours sans manger, sans se laver, sans bouger d'un matelas, c'est surement ici que nous avons compris ce que cela voulait dire. Ces hommes courageux mais le regard déjà ailleurs ne veulent qu'une seule chose: des papiers pour pouvoir travailler, faire vivre leur famille et élever leurs enfants dignement.

On ira après à l'action des "cercles du silence" ou une quarantaine de personnes se retrouveront pour protesster contre la politique du gouvernement en amtière d'asile.

Nous repartons de là avec un sentiment de révolte et nous sentons que nous devons absolument faire quelque chose pour eux: du soutien matériel mais aussi en parler tout autour de nous pour informer un maximum de gens !

Nous allons lancer une campagne de récolte d'eau, de nouriture et de produits de première nécessité pour les enfants, d'eutre part une pétition pour demander au gouvernement d'enfin agir pour définir des critères clairs pour la régularisation.




Par Benjamin - Publié dans : Sans papiers
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 26 février 2008 2 26 /02 /Fév /2008 17:43
Lundi 25 février 2008 
 
L'article est donc paru dans le quotidien francophone Le Soir page 17 en contre-bas ce 25 février 2008. Merci à la rédaction de nous avoir ouvert leur page. Nous avons déja accueilli les félicitations de Gérard De Sélys, ex-journaliste de la RTBF et membre de l'APED.

Malgré le réchauffement climatique, on a froid dans les écoles

On a beau parler tous les jours de réchauffement climatique, il y a en tous cas en Communauté française un endroit insensible à ces hausses de température : nos écoles. On pourrait même dire qu’il y fait plus froid qu’avant.  Nous sommes bien placés pour le savoir nous qui passons plus de 36 heures par semaine dans les bâtiments scolaires.

Donnons un petit aperçu de la réalité. C’est de façon inégale que nos écoles sont touchées par ce micro climat assez dérageant. Dans certains cas, la chaudière tombe en panne un jour sur deux. Dans d’autres, seules certaines classes sont chauffées. Parfois, nous avons vécu des situations où nous pouvions voir la buée de notre respiration s’évaporer au beau milieu du couloir que nous devions emprunter pour rejoindre deux classes. Certains professeurs amènent même leurs propres réchauds électriques nous évitant ainsi d’avoir les mains toutes bleues. 

Dans certaines écoles, les élèves sont en « sortie autorisée » parce que la température n’atteint pas les 17 degrés. Certains de nos parents ont même reçu des lettres de nos directions leur conseillant de surveiller l’habillement de leur progéniture et de leur faire mettre des vêtements bien chauds pour aller suivre les cours.

Ce manque de chauffage n’a pas laissé les élèves insensibles. En région liégeoise notamment, une pétition avait récolté début 2006 plus de 1500 signatures d’élèves de certaines écoles du coin. Des grèves, même, avaient éclaté. Ces deux derniers mouvements avaient été lancés à l’initiative du CEF (Comité des Elèves Francophones).

Depuis, les choses ont évolué. En pire. Une étude récente valable pour le écoles libres montre que les conséquences de l’augmentation du prix du mazout ont fait augmenté de 110 % en 3 ans la part consacrée par élève au chauffage des écoles. En gros, en 2003, pour pouvoir étudier dans des écoles chauffées, nous coûtions 49 euros. Aujourd’hui, nous coûtons un peu plus de 103 euros… Tout cela avec la même enveloppe. Les conséquences ? Les directions ont le choix : soit chauffer moins soit épargner sur le matériel pédagogique.

Depuis les années où nous fréquentons les bancs scolaires, nous avons pour la plupart d’entre nous été habitués à l’indifférence ou en tous cas au manque de budget flagrant que nos ministres décidaient d’allouer pour notre formation.

Depuis notre entrée dans le secondaire, nous connaissons les atlas de géographie dont les cartes les plus récentes portent des noms disparus depuis bientôt 20 ans.  Nous connaissons les ordinateurs qui vieillissaient à chaque avancée technologique  à tel point qu’aujourd’hui, ils sont pour la plupart incapables de lire des dvd ou d’accepter une clé USB. Nous connaissons nos ateliers avec des tours et des fraiseuses datant de la glorieuse ère industrielle des années 60 qu’on nous apprend au cours d’histoire.

Aujourd’hui, comme le dit la chanson, « rien n’a changé ». Rien n’a changé sauf qu’en hiver, le froid vient se rajouter à ce tableau désolant et, osons-le, dégoûtant. Car, messieurs et mesdames les ministres du fédéral et de la Communauté française, rassurez-nous, la Belgique n’est quand même pas un pays du tiers-monde ?

Le CEF, depuis sa création il y a un an, s’identifie à toutes les propositions et à tous les combats qui se mènent en Communauté française pour un enseignement secondaire démocratique et de qualité. Car, comme on dit chez nous, « notre avenir, on y a droit ».

C’est pour cela que, en tant qu’élèves, nous demandons que l’Etat fédéral reverse les bénéfices de plus en plus colossaux qu’il touche sur les accises liées à l’augmentation du prix du mazout.

Enfin, pour nous, le manque de chauffage dans nos écoles n’est qu’un symptôme d’une maladie nommée sous financement. Pour cette raison, nous demandons aussi un refinancement public pour notre enseignement, notamment pour investir massivement dans l’isolation des bâtiments. Et dans ce sens, le projet de Partenariat Public-Privé lancé par la ministre présidente Marie Arena n’est pas fait pour nous rassurer vu qu’il offre une occasion inespérée au privé de s’ingérer à fond dans la mise au point, la construction et l’entretien de nos bâtiments et des services scolaires qui ne ressortent pas du « pédagogique ».

En cette journée de commémoration de l’entrée en vigueur des accords de Kyoto il y a 3 ans, nous espérons vivement être entendus. Et nous ne sommes apparemment pas les seuls à espérer un changement. Il serait en effet assez triste que nous finissions par applaudir le réchauffement climatique alors qu’il porte en lui tous les effets néfastes qu’on lui connaît.

Elisa Munoz Gomez (Bruxelles), Zoé Hufkens (Charleroi) et Adrian Thomas (Liège) au nom du Comité des Elèves Francophones

L’histoire du CEF est simple. Alors que la Communauté française est la seule région d’Europe à ne pas avoir de syndicat écolier, des élèves de Bruxelles, Charleroi et Liège ont décidé à partir de 2006 de lancer des campagnes de sensibilisation et d’action dans leurs écoles sur 3 axes : la qualité et le caractère accessible de notre enseignement secondaire, la démocratie dans l’école et l’ouverture de l’école sur la société. http://lecef.over-blog.org
Par Benjamin - Publié dans : CEF
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 26 février 2008 2 26 /02 /Fév /2008 17:28

 


Charte du Comité des Elèves Francophones


1.    D’où vient le CEF ?

Le CEF a été créé en novembre 2006 par quelques élèves liégeois membres de Comac et d’autres élèves qui avaient l’objectif commun suivant :

-    agir sur les problèmes liés à l’enseignement dans le seondaire
-    développer la démocratie dans l’école
-    ouvrir l’école à la société

Pour ces 3 raisons, nous avons décidé de lancer un syndicat des élèves.

A ses origines, le CEF s’est d’abord construit dans la région liégeoise sous le nom de CEL (Comité des Elèves Liégeois). Mais très vite, nous avons décidé de nous organiser au niveau de la Communauté Française. Logique ! Notre ministre de l’enseignement ne décide pas rien que pour Liège, ou Bruxelles, ou Charleroi, mais bien pour toute la Communauté.

2.    Quelles sont les idées du CEF ?

A.    Le CEF est un syndicat :

Le CEF est un syndicat écolier. Nous pensons que c’est nécessaire que nous ayons notre mot à dire sur le présent et l’avenir de nos écoles. Or pour le moment, lorsqu’un décret ou une loi est voté qui concerne nos écoles, seuls les élus politiques (les députés et les ministres), les syndicats des profs, les directions et les associations de parents (et encore, ce n’est pas toujours le cas) sont consultés. Pourtant, nous sommes autant, voire plus concernés par ces lois et on ne nous consulte pas. Et comme un des objectifs de l’école est de nous apprendre à nous exprimer, nous avons clairement le droit d’avoir notre mot à dire sur l’école.

B.    Les 3 grands axes du CEF :

1) Les problèmes liés à l’enseignement

Il y a de moins en moins d’argent qui est consacré à l’enseignement. Les chiffres sont clairs. Dans les années 80, 7 % du PIB (toutes les richesses produites en Belgique) était injecté dans l’enseignement. Mais avec l’approfondissement de la crise, on n’injecte plus aujourd’hui que 5 % du PIB dans notre formation. Les conséquences ? On les rencontre tous les jours et à tous les niveaux bien que chaque école connaisse une situation différente. Vieux bâtiments, toits qui fuient, chaudières en panne, ordinateurs dépassés, vieux outils ou machines en panne dans les ateliers, vieux manuels scolaires, toilettes bouchées, nourriture de mauvaise qualité… Tous ces problèmes sont différents et toutes nos écoles ne connaissent pas tous ces problèmes. Mais ce qui est certain, c’est que les problèmes vont en augmentant et qu’il y a une cause principale : le manque de financement. Le CEF veut que nous, les élèves, nous ayons notre mot à dire sur tous ces problèmes qui nous touchent au quotidien et qui jouent sur notre formation.

2) Développer la démocratie dans nos écoles

Avoir notre propre syndicat, c’est atteindre ce premier objectif démocratique : que toutes les personnes concernées par un problème soient consultés, y compris nous, les élèves. Développer la démocratie, c’est aussi que chacun puisse s’exprimer, que l’école favorise l’expression, l’échange d’idées, la construction de notre personnalité et nous amènes à prendre position en toute indépendance sur la société. Nous ne disons pas que la démocratie n’est jamais respectée dans les écoles. Par contre, nous disons que dans certaines, plus que d’autres, tout, absolument tout, est décidé par la direction et que les profs et encore moins les élèves ne sont consultés. Là où la démocratie est déjà développée, il faut la pousser plus loin. Là où elle ne l’est pas, ou quasi pas, il faut la développer.

3) L’ouverture de l’école à la société

Nous pensons que l’école ne doit pas seulement nous apprendre à lire, écrire, calculer, réfléchir, comprendre, s’exprimer et nous apprendre un métier. Elle doit aussi être un lien où l’on apprend à se faire son avis sur la société, à l’améliorer, à la changer. Nous sommes des citoyens et des futurs travailleurs. Dans ce cadre, le CEF veut développer la culture du débat, la prise de position et des actions et des projets concrets sur des thèmes liés à la société comme les guerres, la montée du fascisme, le chômage dans la jeunesse, la démocratie, la pauvreté en Belgique et dans le Tiers-monde.

3.    Comment fonctionne le CEF ?


Le CEF est un syndicat indépendant. Nous ne dépendons ni de la Communauté Française, ni des directions d’écoles, ni d’autres syndicats. Nous sommes solidaires et nous collaborons avec tous ceux qui veulent une société et un enseignement plus juste et plus démocratique.

Le CEF s’organise par section. Chaque section correspond à une école. Tout qui veut créer un groupe du CEF en a le droit, à condition que le Comité Fédéral donne son accord. Le Comité Fédéral, une fois l’accord donné, aidera au mieux pour que la section se développe. Une section regroupe au minimum 3 personnes qui doivent se réunir au minimum 2 fois par an.

Le Comité Fédéral regroupe actuellement les élèves fondateurs du CEF. Toutes les provinces dans lesquelles se trouvent des sections du CEF y sont représentées par maximum 3 membres. 

Le Comité Fédéral est élu par les responsables de section qui sont eux-mêmes élus chaque année dans leur propre section à bulletin secret par les membres qui ont été présents au moins à 3 réunions l’année précédente. L’élection du responsable de section doit recevoir l’accord du Comité Fédéral.

Le Comité Fédéral doit convoquer, au minimum une fois par an et plus si la situation est nécessaire, une assemblée des responsables de section afin que les responsables de chaque comité des écoles de la Communauté Française échangent leurs idées sur les points d’actualité ou des points concernant la vie du CEF. L’élection du Comité Fédéral a lieu tous les deux ans.

Seul le Comité Fédéral peut, lorsqu’il décide que c’est nécessaire, dissoudre le CEF.

Chaque élève qui s’organise dans le CEF le fait en fonction de ses moyens et de ses possibilités. Chacun est libre d’y exprimer ses opinions dans un débat démocratique, sauf des idées fascistes. Les idées, les actions et les projets défendus et menés par les sections du CEF doivent être en accord avec les principes et les idées du CEF.

Les sections du CEF essayent au maximum de se réunir et des monter des projets, des actions en lien avec les trois grands axes. Pour y arriver, des réunions de section sont nécessaires. Tout le monde doit pouvoir y exprimer son avis dans une ambiance la plus démocratique possible. Les réunions de section doivent être un lieu où la démocratie bat son plein.

Chaque section décide, outre les règles exprimées ci-dessus, de son propre mode de fonctionnement. Le Comité Fédéral encourage néanmoins à un échange des meilleures expériences afin de profiter de ce qui marche déjà et de ne pas devoir reproduire des erreurs qui ont déjà été commises autre part.

4.    Quel est le lien entre le CEF et les conseils de délégués ?


Nous ne sommes absolument pas contre les conseils de délégués ou les autres formes d’organisation démocratique des élèves dans nos écoles (conseils de classe, autres syndicats écoliers…). Au contraire. Au contraire.

Le CEF veut aider, là où c’est possible, à augmenter l’utilité du conseil des délégués et lui rendre son rôle premier : celui des représentants des élèves devant la direction et les professeurs. Le CEF ne veut donc clairement pas remplacer le conseil des délégués. Bien au contraire, nous avons comme objectif par rapport à ce conseil d’informer les autres élèves sur l’importance, le rôle et les objectifs du conseil. Nous voulons aussi dynamiser et rendre utiles ces conseils. Dans ce sens, nous appelons tous les membres des sections du CEF à prendre les élections des délégués au sérieux et à s’y présenter.


5.    Comment organiser un groupe du CEF dans son école ?

Le CEF veut construire une école accessible à tous, de qualité et qui donne une bonne formation. Pour cela, nous sommes convaincus de deux choses.

Premièrement, nous devons être patients. Nous n’allons pas tout résoudre. Ce que nous commençons aujourd’hui, d’autres le continueront demain. Les difficultés sont nombreuses mais nous voulons commencer un travail sérieux et construire quelque chose de solide.

Deuxièmement, nous ne devons pas nous prendre pour des super héros et croire que nous allons pouvoir changer les choses seuls, dans notre coin. Si parfois il arrive que dans une école, une ou deux personnes arrivent à faire changer les choses, régler un problème, lancer une grève ou autre, le bilan que l’on tire de notre expérience de notre première année de travail est le suivant : construire un groupe, travailler en groupe, c’est notre force principale. C’est pour cela que le CEF fonctionne par section. Voici les raisons fondamentales de ce choix :

-    un groupe, c’est d’abord plein d’idées, c’est synonyme de débat. Il y a donc plus de chances de trouver une solution avec plusieurs cerveaux qu’avec un seul.
-    Un groupe, c’est plus représentatif. Quand on parle au nom de cinq, dix, vingt ou trente personnes d’une position qui a été discutée et décidée en section, on a toujours plus de poids que quand on parle en son propre nom.
-    Un groupe, c’est plus fort. Si tu veux mener une ou plusieurs actions dans ton école, c’est toujours plus facile quand tu travailles en groupe que tout seul. On est plus efficace, plus fort, mieux organisés.
-    Un groupe, c’est du travail à long terme. Nos objectifs sont ambitieux et les changements que l’on veut amener ne se feront pas d’une baguette magique.

Mais attention, construire une section n’est pas facile. Voici quelques règles qui font qu’un groupe fonctionne bien :

-    Une section, c’est minimum trois personnes
-    l’objectif de la section est de discuter, réfléchir et agir sur base des trois axes du CEF
-    la section se réunit dans l’école. Si ce n’est vraiment pas possible, il se réunit en dehors
-    le mieux pour la section est d’avoir l’accord de la direction pour éviter les ennuis. Si tu ne l’as pas, ne t’arrête pas. Ce n’est qu’une embûche parmi d’autres à surmonter
-    plus la section est grande, plus elle est efficace, plus elle a du poids pour faire changer les choses et créer des actions et projets
-    les décisions importantes et les activités doivent être annoncées à l’ensemble de l’école par divers moyens (passer dans les classes, affiche, tract, assemblée générale, msn…)

Cela peut paraître embêtant d’insister autant sur le groupe, la section, mais c’est pourtant la clé de toutes nos futures réussites. Si tu es en 5ème ou en 6ème, et que tu te bats pour les idées du CEF dans ton école sans construire  ou aider à construire de section, que va-t-il se passer lorsque tu auras quitté le secondaire ? Plus rien… Investir dans une section, c’est investir à long terme pour nos idées
Par Benjamin
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

  • : Le blog du CEF-Bruxelles
  • Le blog du CEF-Bruxelles
  • : enseignement CEF syndicat écolier Actualité
  • : Le CEF est un syndicat qui a été créé en novembre 2006 par quelques élèves liégeois du secondaire sous le nom de CEL (Comité des Elèves Liégeois). Mais très vite, ils ont décidés de s' organiser au niveau de la Communauté Française. Logique ! La ministre de l’enseignement ne décide pas rien que pour Liège, ou Bruxelles, ou Charleroi, mais bien pour toute la Communauté.Le CEF est un syndicat écolier. Nous pensons que c’est nécessaire que nous ayons notre mot à dire sur le présent et l’avenir d
  • Partager ce blog
  • Retour à la page d'accueil
  • Contact

Contact: cefbxl@gmail.com

Recherche

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Liens

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus