Samedi 1 mars 2008
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Depuis 2 ans, des sans-papiers vivent dans l’église de la paroisse « Curé d’Ars ». Du 1er janvier au 19 février 2008, d'autres sans-papiers de la rue royale à Bruxelles ont fait une sévère grève
de la faim. Pour toutes ces personnes nous demandons au gouvernement belge, nous le CEF, Comité des Ecoliers Francophones de Belgique, une régularisation permanente, selon des critères clairs,
sous l’égide d’une commission indépendante de régularisation. Qu'ils aient droit à pouvoir travailler, ne pas être à charge des CPAS, participer à la société belge, avoir une famille, élever des
enfants. A nous tous, au nom des droits humains, d'aider ces hommes, femmes et enfants pour qu'ils soient régularisés et qu'ils puissent vivre, alors, normalement et dignement.
Adresse de la pétition: http://www.lapetition.be/en-ligne/solidarite-avec-les-sans-papiers-1852.html
Par Benjamin
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Publié dans : Sans papiers
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Samedi 1 mars 2008
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12:55
Dans le cadre de la campagne du CEF en solidarité avec les sans papiers, nous avonc été rendre visite aux sans papiers qui sont en grêve de la faim à la Rue Royale.Là ce sont plus
de 160 personnes qui cohabitent avec difficulté mais solidarité. Depuis maintenant plus de 40 jours ils suivent une grêve de la faim pour que leur demandes soient simplement prisent en
compte.
La première impression quand on entre dans le batiment est le froid. Car dehors il faisait frois et on aurait pue s'attendre à un changement de température en entrant mais non ! A l'intérieur
aussi il fait froid. Nous sommes accompagné par Riet qui suis le mouvment depuis le début et qui nous servira de guide. Nous rencontrons .... qui est l'un des responsables des sans papiers. Il
nous explique que l'un des problèmes est le manque d'eau potable. Il nous montre les bouteilles qu'ils viennent de recevoir après avoir quémander auprès des syndicats. Nous montons au premier
étage et rencontrons 3 femmes et duax enfant vivant dans une petite pièce . Laetitia, ... et .... . Laetitia a un parcours incroyable mais hélas commun pour bcp de sans papiers: fuite de son pays
, l'Equateur, arrivée en Italie avec la naissance d' un premier enfant reconnu par son père puis un départ pour la Belgique et la naissance d'un deuxième enfant qui sera lui...apatride car né en
Belgique mais ayant 2 parents sans papiers, il n'a aucune nationalité donc également aucun droit !! malalde depuis plusieurs semaines, il ne peut recevoir aucun soin médical. Nous promettons de
revenir et de ramener ce qu'il leur manque: principalement pour les enfants, de la nourriture, quelques couvertures. Car il, n'y a bien sur aucun chauffage et les coupures d'électricité sont
fréquentes.
Nous allons ensuite dans une autre chambre où se trouvent 6 femmes kurdes qui observent une grêve de la faim totale. Ici aussi les histoires se ressemblent: la fuite d'un pays en guerre et dans
la misère suivid' une vie de semi clandestinité en Belgique tout en travaillant et élevant des enfants . L'état de la plus vieille d'entre elles nous a particulierement choqué: une vieille dame
prète à aller jusqu'au pire pour ses droits et ceux de tout les sans papiers.
Nous montons ensuite voir les hommes kurdes qui se trouvent à une trentaine dans une pièce bien trop petite pour eux. Quarante jours sans manger, sans se laver, sans bouger d'un matelas, c'est
surement ici que nous avons compris ce que cela voulait dire. Ces hommes courageux mais le regard déjà ailleurs ne veulent qu'une seule chose: des papiers pour pouvoir travailler, faire vivre
leur famille et élever leurs enfants dignement.
On ira après à l'action des "cercles du silence" ou une quarantaine de personnes se retrouveront pour protesster contre la politique du gouvernement en amtière d'asile.
Nous repartons de là avec un sentiment de révolte et nous sentons que nous devons absolument faire quelque chose pour eux: du soutien matériel mais aussi en parler tout autour de nous pour
informer un maximum de gens !
Nous allons lancer une campagne de récolte d'eau, de nouriture et de produits de première nécessité pour les enfants, d'eutre part une pétition pour demander au gouvernement d'enfin agir pour
définir des critères clairs pour la régularisation.
Par Benjamin
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